Pour toute entreprise, l’accident grave dont est victime un collaborateur ou un tiers
est avant toute chose un drame humain.
Il représente aussi pour l’entreprise et ses dirigeants
un risque qui peut se matérialiser sur le plan pénal et/ou civil et commercial :
sur le plan pénal, la responsabilité des dirigeants, des éventuels délégataires de pouvoirs,
et de la personne morale elle-même, peut être recherchée en général sur le fondement des délits d’homicide involontaire
ou de coups et blessures involontaires.
sur le plan civil, la responsabilité de l’entreprise peut être recherchée par la victime et/ou ses ayants droit sur le fondement
de la faute inexcusable et s’apprécie au regard d’une jurisprudence peu favorable
pour l’employeur qui est tenu d’une
« obligation de sécurité de résultat lorsqu’il aurait dû avoir conscience du danger auquel est exposé le salarié et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver ».
Ainsi, même s’il n’est pas possible de systématiser la gestion de crise qui doit,
pour être efficace, s’adapter à la situation de chaque entreprise au regard de sa taille,
la taille du chantier, des services internes, la gravité de l’accident,
il est possible toutefois de déterminer certains facteurs qu’il conviendra de prendre en compte dans tous les cas et que ce soit :
préalablement ou lors de la survenance de l’accident
postérieurement à la survenance de l’accident pour faire face aux différents risques judiciaires et
à la pression médiatique.
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